Etude PNR50 sur la fertilité masculine en Suisse

2005-2009

Peut-on expliquer une diminution de la fertilité en Europe ?

Pourquoi cette étude ?

Depuis quelques décennies, le monde scientifique s’interroge sur les malformations et dysfonctionnements de l’appareil reproducteur mâle observés chez certains animaux. Le terme de perturbateur endocrinien englobe plusieurs composés chimiques qui miment les actions des hormones sexuelles et « trompent » l’organisme. Ces substances ont des origines diverses et sont largement utilisées dans la vie courante. On en trouve dans les pesticides et les insecticides, dans certains plastiques, peintures, crèmes solaires ou médicaments.

Dans certaines régions d'Europe, on a constaté une baisse du nombre de spermatozoïdes, susceptibles d’affecter la fertilité, ainsi qu’une augmentation du nombre de cancers du testicule et de malformations génitales. Dans le domaine spécifique de la reproduction, on suppose qu’une exposition à des perturbateurs endocriniens durant la grossesse peut agir sur le développement des organes sexuels du foetus. Un problème de stérilité détecté aujourd’hui peut avoir pour origine un phénomène qui se serait produit 20 ou 30 ans plus tôt.

Quels sont les buts de cette étude ?

Le Fond National de la Recherche Scientifique mandaté par le Conseil Fédéral a mis sur pied un programme de recherche national (PRN50) sur les perturbateurs endocriniens, dans le but d’évaluer leurs effets sur l’homme et l’animal. Le but de notre étude est d’obtenir des données au niveau national sur le système reproducteur de jeunes adultes nés en Suisse.

Afin de connaître la situation en Suisse, nous souhaitons répondre aux questions suivantes: La qualité du sperme varie-t-elle selon le lieu de conception, de gestation et de vie ? Quelle est la répartition géographique des malformations et des cancers de l’appareil génital masculin ? A plus long terme, quelles sont les influences de ces éléments sur la fertilité ?

Ce que vous pouvez faire ?

Dans cet envoi, vous trouvez :

  • Cette feuille d’information : lisez-la attentivement. Vous pouvez également demander des informations complémentaires en utilisant l’adresse Email ci-dessous. Parlez-en avec vos proches. Décidez librement de votre participation ou non à l’étude.
  • Le formulaire de consentement : dès que vous avez pris une décision et que vous participiez ou non à l’étude, remplissez ce formulaire et retournez le au service médico-militaire à l’aide de l’enveloppe ci-jointe. Attention ! Pensez à conserver précieusement la partie du formulaire de consentement qui est détachable et qui indique votre numéro d’étude personnel. Prenez-la avec vous le jour du recrutement. Ceci permet de garantir totalement votre anonymat !
  • Le questionnaire au conscrit : si vous avez décidé de participer à l’étude de quelque façon que ce soit (vous avez coché les case 1, 2 ou 3 du formulaire de consentement), remplissez-le et retournez-le avec le formulaire de consentement.
  • Le questionnaire aux parents du conscrit : si vous avez coché les cases 1 ou 3 du formulaire de consentement, transmettez ce questionnaire ainsi que la seconde enveloppe-réponse à vos parents afin qu’ils le remplissent et le retournent directement au groupe de recherche.

Si vous avez coché la case 1 ou 2 du formulaire de consentement, vous acceptez de participer à la phase clinique de l’étude. Que se passe-t-il alors en plus de ce qui est mentionné ci-dessus ? Lorsque vous serez libérés du recrutement, vous vous rendrez à la Fondation F.A.B.E.R. (rue de la Vigie 5, 1003 Lausanne). Un examen médical sera pratiqué afin de contrôler votre appareil uro-génital. Nous vous demanderons de fournir un échantillon d’urine, de sperme et de sang. L’échantillon de sperme sera obtenu par masturbation dans un local prévu à cet effet. La discrétion, l'intimité et l'anonymat seront totalement garantis. Afin d’obtenir des résultats significatifs pour la concentration en spermatozoïdes, nous vous prions instamment d’observer au moins 48 heures d’abstinence sexuelle avant le prélèvement.

Afin de mettre en rapport qualité du sperme et fertilité, il est important de connaître le devenir des participants. C’est pourquoi, dans dix ans, vous recevrez un nouveau questionnaire portant sur votre état de santé et votre paternité éventuelle.

Que se passe-t-il avec vos données personnelles ?

Pour garantir la confidentialité, tous les échantillons seront analysés de façon anonyme. Toutefois et si vous le désirez, il vous est possible de recevoir une brève information sur les résultats de vos analyses (spermiogramme). De plus, et comme pour les autres examens effectués dans le cadre de l’Armée, les résultats mettant éventuellement votre santé en danger et nécessitant un second avis médical, feront également l’objet d’une lettre. Celle-ci vous sera adressée personnellement par le médecin responsable de l’étude auprès du service médico-militaire de l’Armée.

Quels bénéfices pouvez-vous en retirer ?

Vous avez la possibilité de faire gratuitement un examen complet de votre appareil uro-génital. Cet examen est effectué par une équipe compétente et active dans ce domaine depuis plus de vingt ans. Vous avez la possibilité de connaître les résultats de l’analyse de votre sperme et d’obtenir des informations importante sur votre état de santé.

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